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 Les républicains à l'attaque avec Sarah Pallin

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MessageSujet: Les républicains à l'attaque avec Sarah Pallin   Ven 5 Sep 2008 - 3:33

La candidate à la vice-présidence, Sarah Palin, était mercredi soir à la tribune de la convention républicaine, à Saint Paul, dans le Minnesota. Crédits photo : AFP

La colistière de John McCain et les ténors du parti font feu de tout bois pour décrédibiliser le «ticket» démocrate.


La convention ré­publicaine était en quête d'énergie. Elle l'a trouvée avec Sarah Palin, la jeune colistière de John McCain, et une meute de «chiens d'attaque», comme l'on nomme ici les ténors du parti lâchés pour mettre en pièces le «ticket» démocrate. Il est trop tôt pour savoir si cet assaut aura des effets durables sur l'opinion américaine, mais il a déjà atteint son but auprès de la base militante conservatrice.

Lorsque Sarah Palin apparaît mercredi soir sur la scène du Xcel Center de Saint Paul, tunique fuchsia, sourire timide et regard pétillant derrière ses lunettes sages, on pense d'abord aux concours de beauté auxquels elle participa dans sa jeunesse en Alaska. Depuis, la jeune femme de 44 ans est devenue gouverneur de son État et mère de cinq enfants.

D'une voix naturelle, laissant à d'autres les intonations modulées des politiciens, elle se décrit comme une «hockey mom», version arctique des mères de familles amenant leurs enfants aux matchs de foot hebdomadaires, ces «soccer moms» identifiées en 1996 comme un bloc électoral crucial. Et, d'une pirouette, elle annonce la couleur : «Vous connaissez la différence entre une hockey mom et un pitbull ? Le rouge à lèvres.»

Électrisé, le public de la convention républicaine la porte en triomphe. Tout se conjugue aux yeux des militants pour faire de ce bout de femme la nouvelle héroïne de l'Amérique : ses origines modestes, ses valeurs conservatrices, sa foi portée en bandoulière, son goût pour la chasse et la nature, sa carrière météorique, et même les aléas de sa vie familiale, étalés sur la place publique depuis l'annonce que sa fille mineure est enceinte. Les assauts qu'elle subit de la part des médias renforcent le sentiment, toujours fort chez les républicains, d'être des victimes de l'«élite libérale». Non contents de fouiller son passé, des journalistes américains sont allés jusqu'à mettre en doute sa capacité d'élever ses enfants tout en étant vice-présidente. Le magazine people US Weekly lui consacre sa dernière couverture avec ce titre : «Bébés, mensonges et scandales.»

«Sarah, prends ton flingue !»



L'état-major de McCain a dépêché une escouade de fortes femmes au centre de convention de Saint Paul pour défendre Sarah Palin, lors d'un échange tendu avec la presse. Jane Swift, ancien gouverneur du Massachusetts, dénonce «une campagne de diffamation révoltante». Carly Fiorina, ex-PDG de Hewlett-Packard, promet que «le Parti républicain ne restera pas les bras croisés devant ces attaques sexistes». Un peu plus tard, à la tribune, l'ancien maire de New York, Rudy Giuliani, s'élève avec toute sa gouaille : «Comment osent-ils ? Ont-ils jamais posé une telle question à un homme ?»

La candidate se charge elle-même de fermer le ban : «J'ai une nouvelle» pour ces médias qui «doutent de vos qualifications si vous n'appartenez pas à l'élite : je ne vais pas à Washington pour chercher leurs faveurs, j'y vais pour servir le peuple américain.»

Mme Palin en a autant pour Barack Obama. «Avant d'être gouverneur de l'Alaska, j'ai été maire de ma ville natale. Et puisque nos adversaires dans cette élection semblent regarder de haut une telle expérience, laissez-moi expliquer en quoi consiste le job : c'est un peu comme être organisateur de communauté», une référence au parcours du démocrate dans les quartiers pauvres de Chicago, «sauf que vous avez de vraies responsabilités». L'équipe de John McCain souligne qu'à Juneau elle dirige la Garde nationale et une administration de 24 000 personnes. «Sarah Palin a plus d'expérience exécutive que le “ticket” Obama-Biden combiné, ironise Giuliani. Ils n'ont jamais rien dirigé, nada, zéro !» Et, renchérit Mike Huckabee, ancien gouverneur de l'Arkansas arrivé deuxième des primaires républicaines, «elle a obtenu plus de voix en se faisant élire maire de Wasilla que Joe Biden en étant candidat à la présidence des États-Unis.»

Le public de la convention est aux anges. Le tandem républicain semble enfin avoir trouvé les nerfs pour livrer bataille sans retenir ses coups. «Je voudrais remercier les élites médiatiques d'avoir réussi quelque chose que je croyais impossible : unifier le Parti républicain», déclare Huckabee. La foule scande alternativement «USA ! USA !» pour applaudir ses champions et «Zéro ! Zéro !» pour huer l'adversaire. Quelques-uns pointent du doigt les gradins de la presse en hurlant : «Honte sur vous !» Autant les démocrates, à Denver la semaine dernière, s'étaient attachés à offrir l'image d'une Amérique multiculturelle réconciliée autour d'un message d'espoir, autant les républicains se délectent dans l'affrontement, au nom de la sauvegarde d'une Amérique immuable. Sandy Froman, ancienne présidente de la NRA, le puissant lobby des armes à feu, s'écrie : «Sarah, prends ton flingue ! Faites gaffe les mecs, cette fille vous aura.»
Les démocrates tentent de garder leur sang-froid, mais l'inquiétude perce. Réagissant à chaud, Robert Gibbs, le porte-parole de Barack Obama, revient sur l'argument un peu usé selon lequel «le discours de Palin a été écrit par les mêmes conseillers que ceux de George W. Bush» et contient «les mêmes attaques partisanes qui cherchent à diviser le pays». Il souligne surtout ce qui n'y figure pas : «Des réponses aux préoccupations de la classe moyenne et des travailleurs frappés par la récession, privés d'emploi ou d'assurance-maladie.» Joe Biden, qui devra affronter Sarah Palin dans le débat des vice-présidents le 2 octobre, n'en mène pas large : «Elle a été très bonne, elle est forte. Je ne pourrai peut-être pas rivaliser. Mais je n'ai pas l'intention de l'attaquer : si le jeu consiste seulement à sortir les répliques qui font le plus mal, ce sera sans moi.»

Famille et religion


Il faudra pourtant qu'il s'y plie et le débat promet d'être un vrai spectacle, lourd d'enjeux. Car l'un des principaux atouts de Biden, son pouvoir de séduction auprès des «cols bleus», est mis en concurrence par cette «hockey mom» dans laquelle peuvent se reconnaître beaucoup d'Américaines. S'il cherche à la dominer de son expérience, il risque de paraître arrogant ; s'il l'attaque, on le trouvera sexiste ; s'il la ménage, il aura l'air mou. Il lui reste à affronter Sarah Palin sur des dossiers de fond, comme la politique étrangère ou les questions énergétiques, et à montrer que ses idées sur la famille et la religion sont plus extrémistes que celles d'une majorité de la population. Parmi les dernières révélations des médias, une vidéo la montre parlant de la guerre en Irak comme d'un projet «voulu par Dieu». Son fils de 19 ans, Track, s'embarquera pour l'Irak le 11 septembre.

John McCain et son équipe ont beau prendre leurs distances à l'égard de George W. Bush, dont le nom n'a pas été cité une seule fois mercredi soir, ils semblent avoir emprunté son manuel de campagne. Depuis Karl Rove, le stratège des victoires de 2000 et de 2004, les républicains sont passés experts dans l'art de définir négativement l'adversaire. «Dans les petites villes dont je viens, on ne sait pas trop quoi faire d'un candidat qui abreuve de compliments les travailleurs quand ils écoutent, et qui les décrit avec mépris comme des gens accrochés à leur foi et à leurs flingues quand ils n'écoutent pas», lâche Sarah Palin, rappelant une bourde d'Obama lors d'une réunion privée à San Francisco. Le candidat démocrate, dit-elle, «est un homme qui peut faire tout un discours sur l'Irak sans prononcer le mot de victoire, sauf pour parler de sa propre campagne.»

C'est la crédibilité du «ticket» démocrate qui est ainsi mise sur la sellette. Survivra-t-elle à cet assaut ? Rudy Giuliani veut croire que non : «Le changement n'est pas une destination, proclame-t-il, pas plus que l'espoir n'est une stratégie.»

» VIDEO - Sarah Palin enflamme la convention
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