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 Renforcement de l'INEGALITE des chances à l'ENA

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MessageSujet: Renforcement de l'INEGALITE des chances à l'ENA   Dim 8 Mar 2009 - 19:22

En visite jeudi 25 septembre matin dans les locaux rénovés de l’ENA, Eric Woerth et André Santini ont annoncé que le sacro-saint classement de sortie sera supprimé ! Un vieux serpent de mer, et un public acquis : la promo Willy Brandt, consultée en avril dernier, s’était dite à 76%, favorable à cette réforme.

En dépit des apparences, l’ex avocat Sarkozy n’a rien contre les énarques. Ses deux fidèles émissaires, Eric Woerth, Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction Publique, et André Santini, son secrétaire d’Etat, caressent dans le sens du poil les jeunes têtes d’oeufs. Plus de classement, remplacé par des dossiers individualisés, bien plus en phase avec les méthodes modernes de recrutement et une scolarité beaucoup plus courte (au travail, fainéants !), pour une fonction publique moderne, digne du 21ème siècle…

Les déclarations d’humour de l’Ena à ses élèves© Morvandiau
Les questions qui dérangent sont vite et poliment évacuées. Sur l’anonymat, notamment, des dossiers constitués pour chaque élève et, envoyés aux administrations, qui, après le passage de l’ouragan Woerth, remplaceront le classement . Plusieurs élèves de la promo Willy Brandt interpellent le Ministre, singulièrement ceux dont le profil, issus du troisième concours ou du concours interne, plus âgés, moins « souples » , ayant derrière eux un passif d’anciens cadres dans le privé ou d’anciens fonctionnaires, s’écartent du modèle dominant et plus flamboyant incarné par leurs cadets issus du concours externe, 25 ans à tout prendre, estampillés sciences po –HEC.

Femme et basanée s’abstenir
Une frêle jeune femme prend le micro. D’origine asiatique, elle s’interroge, et prend à témoin l’assistance : sur les 91 élèves français de la promotion, seules deux personnes, dont elle-même, appartiennent à ce que de nos jours, l’on nomme pudiquement, « minorités visibles ». « C’est un véritable enjeu de société ! », plaide-t-elle avec sincérité.

Woerth, gêné aux entournures, esquive. C’est qu’il n’a « pas le temps » d’aborder cette question certes essentielle, mais néanmoins, tellement « complexe à mettre en œuvre »…

Autres laissées pour compte : ces trop nombreuses femmes, trentenaires et plus, qui passent le troisième concours, admissibles mais finalement pas admises. Ou encore celles qui, comme le rappelle cette interne, se saignent aux quatre veines durant tout le temps de la scolarité, subissant les va-et-vient incessants générés par le transfert de l’école à Strasbourg, contractant des prêts bancaires pour tenter de joindre les deux bouts, ainsi exhilés en terre alsacienne, une source de revenus en moins. Car l’inégalité des chances, réside là, aussi. Tel n’est pas le cœur des préoccupations urgentes de Messieurs les Ministres : « il faut qu’on y réfléchisse », expédie gentiment Santini. A ce stade, Woerth recadre les débat. Tout en encourageant, avec une insistance suspecte, les futurs haut-fonctionnaires à « parler librement », il suggère toutefois quelques pistes : « Vous pouvez poser des questions, dire un mot de la scolarité, de sa durée, ce sont des questions intéressantes ! »… Parlez librement, intime-t-il à nouveau, « votre classement n’en dépend pas, quoique… », conclut-il, avec le même humour à froid. Rires pincés dans la salle…

L’école du rire
Santini, lui, joue la carte de la provoc : il encourage la rébellion, à l’instar des promos rebelles , Senghor, qui avait déposé un recours contre le classement, auprès du Conseil d’Etat, ou encore Mandela, auteur d’une pétition, signée en son temps par un certain Laurent Wauquiez …. : « D’un point de vue médiatique, ce serait bien pour vous ! » Les élèves apprécient, et applaudissent cette sortie fort démagogique. Sur sa lancée, il applaudit le courage des aspirants haut-fonctionnaires. Il poursuit sur le mode truculent, se fendant d’une sortie toujours aussi fine, sur les syndicats, avec lesquels il est si difficile d’établir le dialogue, « Sud qui ne signe jamais, la CGT qui n’a jamais rien signé, même en 1968… ». « Ce n’était pas votre question, mais c’est notre réponse », ose-t-il répondre, en conclusion.

Une question essentielle est laissée en frîche : pourquoi les grands corps, Inspection Générale des Finances, Cour des Comptes, Conseil d’Etat, continueront-ils de recruter directement au sortir de l’école ? C’est pourtant bien ce système, au sein duquel l’ENA est finalement apparu comme le rouage d’un ensemble inégalitaire et voué à la reproduction dynastique, qui suscite la plus vive indignation. Une école qui jusque là, a donné l’impression à certains, de n’exister que pour les élèves sortis les 15 premiers dans le classement, l’élite, la « botte » selon l’expression consacrée : c’est, exclusivement dans ce vivier de premier choix, peuplé majoritairement, de jeunes externes et singulièrement, de fils et filles d’énarques, que les grands corps puisaient jusque-là, leurs recrues, ne laissant à beaucoup d’autres, qu’un sentiment cuisant d’échec, avec plus de quinze ans de preuves à faire sur le terrain, pour rattraper le coup. Le classement, qui il est vrai, phagocytait l’ensemble de la formation à l’ENA (« un classement en continu sur 2 ans », à en croire de nombreux anciens), n’est ainsi que l’un des signes de l’emprise des grands corps de l’Etat sur l’école. Une emprise confortée…Woerth et Santini, n’ont pas osé toucher à l’essentiel.

Les stages sont un autre chantier non encore visité : comment nos révolutionnaires de salon entendent-ils, enfin, faire respecter l’équité et la liberté, dans le choix des stages ? Last but not least, le caractère on ne peut plus limité des possibilités en termers d’évolutions de carrière, offertes aux élèves, au-delà de la première affectation, qui souvent, enferre les nouveaux arrivants… Le Diable, comme le rappelle un élève de la promotion Willy Brandt, est dans les détails. Peut-être, mais l’emballage promotionnel de cette réforme, est, lui, diablement efficace.
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Renforcement de l'INEGALITE des chances à l'ENA
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